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Histoire du déménagement

Connaissez-vous la fête du déménagement ?

La Fête du déménagement ou journée nationale du déménagement est un phénomène social québécois. Chaque année, entre 200 000 et 250 000 ménages québécois changent de domicile le 1er juillet et dans les jours qui précèdent cette date.

Historique

Avant 1975, le déménagement au Québec s'effectuait traditionnellement le 1er mai comme l'illustre Henri Julien dans cette « Scène de déménagement, à Montréal, le 1er mai », publiée en première page du journal illustré L'Opinion publique, le 18 mai 1876.
L'origine d'une journée unique pour la fin des baux et les déménagements a une longue histoire au Québec. Selon l'historien Yvon Desloges, la coutume de déménager au printemps, principalement le 1er mai, remonterait au XVIIIe siècle, comme le confirme une ordonnance de 1750 promulguée par l'intendant François Bigot1.
En 1974, l'Assemblée nationale du Québec vote une loi abrogeant certaines dispositions du « Code civil du Québec » qui fixait le 1er mai comme date d'échéance uniforme des baux résidentiels, échéance qui était inscrite dans le droit civil depuis 1866 et s'est maintenue en l'état pendant plus d'un siècle2.
Le projet de loi, qui créait du même souffle la Régie du logement du Québec, laissait aux seuls propriétaires et aux locataires le soin de convenir de la date d'échéance du bail. Cependant, les dispositions transitoires de la loi prévoyaient la prolongation automatique des baux venant à échéance le 30 avril ou le 1er mai 1975 pour les prolonger jusqu'au 30 juin 1975. La mesure a été bien accueillie par de nombreux Québécois puisqu'elle évitait aux familles les problèmes liés au transfert des enfants d'une école à l'autre à quelques semaines de la fin de l'année scolaire.
Depuis, les Québécois et en particulier ceux des villes centre de Québec et Montréal où les locataires sont fortement majoritaires — 65 % à Québec et 75 % à Montréal4 — ont pris l'habitude de faire coïncider l'entrée en vigueur des baux avec le 1er juillet. On estime qu'entre 200 000 et 250 000 ménages5,6,7 — soit 20 % de tous les ménages locataires du Québec4 — changent de domicile durant la période de déménagement qui culmine le 1er juillet.

Caractère politique

Bien que la mesure législative ayant favorisé la mise en place de la fête du déménagement ait été votée par une législature très majoritairement fédéraliste, un certain nombre de gens voient dans cette coutume des motivations d'ordre politique et prétendent que la population manifeste ainsi son indifférence à l'égard de la Fête nationale du Canada8, les célébrations de la fête nationale canadienne étant beaucoup moins courues au Québec que celles de la Fête nationale du Québec le 24 juin.
Josée Legault, dans l'hebdomadaire culturel montréalais Voir, fait écho à ce sentiment : « Avec la petite différence que le 1er mai est devenu le 1er juillet un peu pour faire un pied de nez à la fête du Canada, mais surtout pour éviter que les enfants soient obligés de changer d'école avant la fin de leur année scolaire »3.
Culture populaire
Dans Bonheur d'occasion, Gabrielle Roy décrit l'ambiance frénétique de la journée du déménagement dans le quartier Saint-Henri de Montréal : « Une fois par an, il semblait bien que le quartier, traversé par le chemin de fer, énervé par les sifflets des locomotives, s'adonnait à la folie du voyage et que, ne pouvant satisfaire autrement son désir d'évasion, il se livrait au déménagement avec une sorte d'abandon contagieux. »9
En 1972, Pauline Julien interprète une chanson de Robert Charlebois et de Réjean Ducharme intitulée, Déménager ou rester là ?
Premier juillet, le film, une comédie québécoise de 2004 réalisée par Philippe Gagnon, met en scène les mésaventures de trois couples qui déménagent durant cette période de l'année.

Statistiques

Plus de 70 % des gens qui déménagent le 1er juillet ne font pas appel à des professionnels.
78 % des gens qui déménagent commandent leur repas au restaurant. Les mets les plus populaires sont la pizza et le poulet rôti.
Les camions de déménagement sont loués à l'heure durant cette période. Ils peuvent être loués jusqu'à trois fois durant la journée.
Certains déménageurs profitent de l'occasion pour doubler leurs tarifs.
Pour les déménageurs du Québec, la « haute saison » s'étend du 10 juin au 10 juillet. Les déménageurs travaillent de dix à quinze heures par jour, six jours par semaine12.
Un nombre plus élevé d'animaux domestiques sont abandonnés lors de la semaine du 1er juillet qu'en temps normal, le nombre d'appel pour animaux abandonnés à la Société protectrice des animaux de Québec double à cette époque de l'année.
Visibilité internationale
Depuis une dizaine d'années, cette coutume québécoise, qui semble unique au monde, a commencé à attirer l'attention des médias internationaux. À l'été 1998, une équipe de tournage de la BBC a ainsi séjourné dix jours à Montréal afin de réaliser un documentaire intitulé Under the Sun: Montréal Moving Day Madness afin de tenter d'expliquer ce phénomène14. Ce documentaire, d'une durée de 50 minutes, a été diffusé pour la première fois sur les ondes de BBC Two, en Grande-Bretagne, le 7 juillet 1999 ( Source http://fr.wikipedia.org ). 

Quelle est l’origine de la « pendaison de crémaillère » ?

Pendre la crémaillère est une expression pour désigner un repas ou une fête organisée pour célébrer un emménagement.

Origine

Une crémaillère : l'expression provient d'une tradition médiévale.

À la fin de la construction d'une maison, il était de coutume d'inviter toutes les personnes ayant contribué aux travaux à venir manger, afin de les remercier. Au Moyen Âge, la cuisson se faisait avec une marmite dans l'âtre de la cheminée. Afin de cuire plus ou moins fort la nourriture, on utilisait une crémaillère, qui permettait de pendre la marmite plus ou moins près du feu. La crémaillère était la dernière chose installée dans une maison et marquait la fin de l'emménagement, et le début du repas de remerciement.
La pendaison de crémaillère était donc une façon de dire aux amis et à la famille : « La maison est finie : nous pouvons festoyer ensemble ».
Aujourd'hui, cette expression signifie inviter les amis à un repas, ou à une fête, pour célébrer un emménagement (même lorsque l'habitation n'a pas de cheminée).

Dans le monde

En anglais, la célébration prend le nom de housewarming, littéralement « chauffage de la maison ». La tradition voulait que chaque invité amène un peu de bois pour lancer le premier feu dans la cheminée d'une nouvelle maison, et en chasser les esprits.

L’histoire du papier

Les premiers signes ont été écrits par l'homme des cavernes sur la pierre ou sur l'os, puis sur le bois, le métal et l'argile.

  • -3000 : Avec les Egyptiens apparaît le papyrus, extrait d'un roseau du Nil. Le papyrus fut concurrencé par le parchemin, mis au point dans la ville de Pergame, en Asie mineure, à partir de peaux de veau et de chèvre lavées et poncées.
  • 105 : C'est en l'an 105 après J.C., qu'est découvert le papier en Chine, sous le règne de l'Empereur Hoti. Tsaï-Lun, ministre de l'agriculture, conçoit une pâte à papier fabriquée à l'aide de vieux chiffons, d'écorces et de filets réduits en bouillie.
  • Au 7ème siècle, le papier est introduit au Japon.
  • 751 : En 751, la bataille de Samarcande se traduit par la défaite des Chinois, qui révèlent aux vainqueurs arabes les secrets de la fabrication du papier. L'invention se répand ainsi jusqu'en Andalousie. C'est près de Cordoue, puis Séville, qu'apparaissent les premiers moulins à papier en Europe.
  • 1250 : Vers 1250 sont installés à leur tour les premiers moulins italiens à Fabriano.
  • XIIIe : Au 13ème siècle apparaissent en France les premiers documents d'archives écrits sur papier, tels que les "Minutes de Notaire marseillais" (1248) ou le "Registre des Enquêteurs d'Alphonse de Poitiers" (1243), mais c'est au 14ème siècle que sont construits les premiers moulins à papier français : à Troyes (1348) et Essonne (1354)
  • 1445 : En 1445, Gutenberg invente l'imprimerie.
  • 1799 : Le 18 janvier 1799, Louis-Nicolas Robert (1761-1828), jeune inspecteur à la papeterie d'Essonne, obtient un brevet pour son invention : la première machine à papier en continu, qui permet de produire davantage de papier à prix moindres.
  • 1803 : En 1803, Didot Saint Léger, Bryan Donkin et les frères Fourdrinier font fonctionner la première machine à papier anglaise à Frogmore (Kent).
  • 1825 : Vers 1825, en Europe et aux Etats-Unis, débute l'industrialisation massive de la fabrication du papier. En 1850, on dénombre 300 machines à papier en Angleterre et 250 en France. L'usage des papiers et cartons d'emballage se développe.
  • 1850 : Vers 1850 apparaît la première machine à fabriquer le carton multicouches. En 1856, Edward C.Haley dépose en Angleterre le premier brevet de papier ondulé utilisé notamment pour la confection des chapeaux. Le premier brevet de papier ondulé pour emballage est déposé à New York en 1871. La première machine à onduler française est installée en 1888 dans le Limousin. On doit le papier-toilette à l'américain Joseph Coyetty en 1857. Introduit en France au début du
  • 20ème siècle, mais longtemps considéré comme un produit de luxe, son utilisation ne s'est vraiment généralisée que dans les années 60.
  • Aujourd'hui, les technologies papetières ne cessent d'évoluer, contribuant au développement de l'industrie, de la diffusion des connaissances et du conditionnement des produits de consommation.

L’invention du carton :

L'invention du carton en France remonte à 1751 et est attribué à un élève de René-Antoine Ferchault de Réaumur qui l'aurait élaboré pour des applications bien précises comme les plats, les emboîtages de reliure et les cartes à jouer.
Le carton ondulé est utilisé pour la première fois aux Etats-Unis en 1871.
En 1889, une machine onduleuse anglaise est installée en France (S.F.P.O, Société Française de Papiers Ondulés).
En 1914, la première machine française de fabrication de caisses en carton ondulé est construite. Ce type de carton est caractérisé par un « coefficient d'ondulation » : longueur nécessaire en mètre de papier cannelé pour fabriquer un mètre linéaire de carton ondulé.

L’invention du papier bulles

Le papier bulle a été créé par deux ingénieurs, Alfred Fielding et Marc Chavannes en 1957. Comme beaucoup d'inventions, elle a été accidentelle : ils essayaient de créer un papier peint texturé avec un relief qui puisse être facilement lavé.
Ils baptisèrent AirCap ce matériau cellulaire amortissant. Bubble Wrap ainsi qu’il se nomme désormais film bulles, est commercialisé par ceux qui devinrent Sealed Air Corp.

Pourquoi dit-on ''déménager à la cloche de bois'' ?

Au milieu du XIXe siècle, la première version connue de cette expression était "déménager à la ficelle", cette corde qui permettait de descendre discrètement ses affaires par la fenêtre, puis de passer devant le concierge les mains vides, de manière à ne pas éveiller ses soupçons lorsqu'on voulait quitter les lieux furtivement, sans payer le loyer (sans oublier le lien probable avec ce terme 'ficelle' qui autrefois désignait aussi un escroc, un filou).

Parallèlement, on utilisait aussi "à la sonnette de bois" avec exactement le même sens. Bien sûr la sonnette du concierge n'était pas vraiment de bois, sans quoi il n'aurait pas entendu grand monde le demander, mais cette forme indique bien le côté discret du mouvement de celui qui veut s'en aller subrepticement sans risquer d'alerter celui qui pourrait lui demander des comptes.

C'est un peu plus tard, semble-t-il, que la 'sonnette', tout petit instrument, a été remplacé par la 'cloche', objet plus ostensible (mais tout aussi discret s'il est en bois), marquant ainsi encore mieux le côté furtif de la disparition du locataire.

On dit aussi "déménager sans tambour, ni trompette". Comme ces deux instruments de musique sont également bruyants, comme une cloche métallique, c'est cette fois leur absence qui permet de quitter les lieux sans se faire repérer.